trends & subculturesdimanche 19 décembre 2021

Une ville, un style : Tokyo

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RÉDACTION : SOPHIE HENDERSON & EMIKA OHTA SEGER

TRADUCTION : CHLOÉ STRECK

Peu de villes peuvent rivaliser avec la mégalopole tentaculaire de Tokyo. L'idée même que l'on se fait de la ville est fascinante, qu'il s'agisse de ses enseignes multicolores, de ses boutiques de mode ou encore des foules d'employés de bureau qui traversent chaque jour le carrefour Hachikō. En réalité, il s'agit d'un épicentre culturel dynamique qui ne cesse de se développer. 

 

La mode fait partie intégrante de la trame de la ville, et parmi ce patchwork de quartiers uniques se cachent toutes sortes de trésors. Street culture, nostalgie et authenticité émanent de Tokyo plus que n'importe où dans le reste du Japon, et ce, du quartier de la mode de Harajuku jusqu'aux résidents discrets du quartier verdoyant de Daikanyama.

 

Même à Shibuya, qui a fait l'objet d'un réaménagement de fond ces dernières années, le charme traditionnel perdure. Les petits cafés donnent l'impression d'avoir remonté le temps jusqu'à l'ère Shōwa, tandis que les karaokés animés sont décorés de téléphones des années 70, d'enseignes fanées et d'une multitude d'accessoires vintage.

 

Il règne une atmosphère vibrante et dynamique qui se ressent dans toute la ville. Subjugués par cette incarnation vivante de la mode, nous avons rencontré Kyohei Hattori, un mannequin et photographe basé à Shibuya. Vêtu de ses pièces préférées commandées sur FARFETCH, il a réalisé une série d'autoportraits dans le quartier le plus cher à son cœur.

Kyohei Hattori / 服 部 恭 平 (@kyoheihattori)

Le photographe, mannequin & membre de DROPtokyo (@drop_tokyo), basé à Tokyo, porte Raf Simons & Charles Jeffrey LOVERBOY

 

Pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

Je m'appelle Kyohei Hattori. J'ai commencé le mannequinat lorsque j'ai déménagé d'Osaka à Tokyo il y a environ 10 ans. Depuis quatre ans, je travaille aussi en tant que photographe, et je suis un membre actif de DROPtokyo

 

Qu'est-ce qui vous plait le plus à Tokyo ? Et comment définiriez-vous le style tokyoïte ?

Ce que j'aime à Tokyo, c'est son effervescence et le nombre de gens. Les gens viennent à Tokyo afin d'accomplir quelque chose, chaque nouvelle rencontre est donc est source de stimulation et d'inspiration.

 

Même si Tokyo est une ville très peuplée, les gens ont tendance à se soucier de la façon dont on les perçoit. Nous devrions tous et toute privilégier nos propres envies et prendre confiance en nous.

 

Comment la ville de Tokyo influence-t-elle votre propre style ?

Tokyo est en constante évolution, mais les traditions perdurent. Je pense que notre mode est une réflexion de la fusion entre l'ancien et le neuf. Je m'efforce de vivre la mode librement, sans me soucier de la façon dont les autres me voient.

Quel est votre endroit préféré à Tokyo ? Où allez-vous habituellement faire les boutiques ?

J'aime les lieux qui n'ont pas changé depuis longtemps et qui ont un caractère éternel. Le paysage urbain de la ville n'a pas vraiment changé, et les endroits comme le parc Yoyogi et Shibuya sont toujours très agréables. 

 

Comme je vis à Shibuya, j'apprécie la diversité. J'aime regarder le flot des gens qui se promènent la nuit et passer du temps dans un bar rock appelé Grandfather's. Je fais généralement mes achats en ligne, même si j'apprécie le processus d'essayer des vêtements physiquement. J'aime flâner dans les boutiques d'Omotesandō, une belle avenue bordée d'arbres.

 

Parlez-nous de l'endroit où vous avez pris vos autoportraits ?

Comme Shibuya est actuellement en cours de réaménagement, le paysage change tous les jours. J’apprécie que les choses restent comme elles sont, comme les bars classiques, les quartiers résidentiels, les câbles électriques et les distributeurs automatiques. Je chéris les choses immuables, car elles sont tout aussi importantes que celles qui changent.

 

Vous êtes mannequin et photographe, que trouvez-vous de plus attrayant et de plus gratifiant dans votre travail ?

Ces deux métiers nécessitent de nouer des relations humaines, mes objectifs ne peuvent tout simplement pas être atteints seul. Je suis attiré par les deux parce que je me sens lié aux autres par mon travail.

 

Chez DROPtokyo, ce sont les photographes qui choisissent leurs sujets selon leurs sensibilités. En ce qui me concerne, je suis attiré par les personnes qui semblent vraiment [vivre] et aimer la mode ou qui sont actif·ves dans différents domaines créatifs. Je me concentre sur les différents aspects de la vie de mon modèle.

La pandémie a-t-elle changé votre façon de voir les choses ou votre art ?

Je choisis de passer du temps avec les personnes que j'aime, plutôt que de voir du monde juste pour le faire. C'est important, que l'on soit en période de pandémie ou non.

 

Enfin, pouvez-vous nous parler des pièces que vous portez sur vos photos ?

Je pense que Raf Simons et Charles Jeffrey LOVERBOY symbolisent une nouvelle masculinité. Les deux marques en offrent leur propre perspective en se défaisant des idéaux dépassés. C'est très important pour moi.

 

Je vois beaucoup de tons neutres à Tokyo, mais je suis toujours attentif quant à l'impact des couleurs dans mes tenues. Si vous vous sentez bien, vous devriez porter des couleurs vives, éclatantes et joyeuses.

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