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Fausse fourrure, vraie tendance

En 2015, Fendi présentait sa collection exclusive haute fourrure et relançait le débat autour du port de l’emblématique étole. Maison phare des créations prônant les matières animales, Fendi est une de celles qui n’hésitent pas à revendiquer ses positions en matière de textile en rejetant la fausse fourrure.

manteau fausse fourrure

Pourtant, longtemps jugée comme trop cruelle envers les animaux, la culture de la fourrure a laissé place à une alternative, de laquelle a jailli une tendance. Aux créateurs soucieux et à l’envie d’éthique s’ajoutent une accessibilité et une rationalisation des matières premières dans la mode. Depuis quelques années, on voit ainsi apparaître un regain d’admiration pour de nouveaux matériaux, jusqu’alors perçus comme indésirables. Vraie tendance ou engouement médiatique, qu’en est-il de cette matière devenue incontournable chez de grands créateurs ?

 

Une tendance revendiquée par les plus grands

 

Quand Stella McCartney dit non à la fourrure, c’est toute la sphère mode qui réagit. Prescriptrice d’un style zéro défaut, aux lignes parfaites et féminines, la fille de Paul sait où elle met les pieds. En amont des tendances, elle propose une nouvelle façon de penser la mode de manière plus éthique. Pionnière du concept fausse fourrure, elle prouve que cette dernière n’en est pas moins jolie.

 

À son tour, la maison Armani renonce à la fourrure animale dès 2016. Il en va de même pour la marque Hugo Boss, ou encore Calvin Klein et Tommy Hilfiger, pour qui luxe et fausse fourrure ne se contredisent pas.

 

À ces institutions de mode s’ajoutent toute une tribu de jeunes créateurs apparus au cours de ces dernières années. De Charlotte Simone, qui propose des étoles en fourrure et fausse fourrure, à Shrimps, marque anglaise à l’emblème aquatique, dont la collection plébiscitée par les faiseuses de tendances, est principalement composée d’accessoires en fausse fourrure, les possibilités ne manquent pas. Dès lors que Charlotte publie un produit sur son compte Instagram, l’engouement est tel que le « sold out » ne se fait pas prier. 

 

Qu’il s’agisse d’animaux ou de fourrure textile, l’illusion est immense.

 

 

Une tendance qui descend dans la rue

 

La fausse fourrure a su séduire bon nombre de clientes tant sa qualité se rapproche visuellement de la fourrure animale. La manufacture de Linselles, dans le Nord de la France, produit une fourrure synthétique de telle qualité qu'elle prêterait même à confusion. Léon Schrurs, son PDG passionné de textile, entend proposer la qualité sans la souffrance. Déclinée en coloris et effets, la fausse fourrure de Léon est un réel plaisir pour les yeux. Étoffée comme une vraie, aussi chaude et compacte, l’alternative semble prête à prendre la relève.

 

Dans la rue, de Kate Moss à Olivia Palermo, la fausse fourrure interpelle. Elle devient l’emblème d’une génération soucieuse de son environnement et de l’éthique proposée par les marques dans la confection de leurs vêtements. Même si nombreuses sont encore les femmes à préférer la fourrure classique, la donne change et on se tourne aujourd'hui vers une perspective nouvelle.

 

 

L’engouement général

 

Au-delà des icônes et des maisons de luxe, les clientes lambda et le mass market profitent aussi de l’engouement pour ce nouveau matériau. Plus abordable, moins décriée par les associations de lutte contre la cruauté animale, la fausse fourrure semble à nouveau tendance. Offrant d’innombrables combinaisons, c’est une matière qui étoffe la silhouette. Si la veste bariolée effraie, elle n’en est pas moins désirable, portée avec une tenue sobre tel un jean brut et un pull classique. Une bottine noire un peu rock viendra casser le côté fantaisie.

 

Si la fourrure animale reste la norme pour la plupart des maisons de couture, il semblerait que beaucoup d’entre elles aient décidé de changer. Acquérir de nouvelles valeurs pour asseoir une stratégie, revendiquer pour mieux régner, peut-être. En tout cas, le respect des animaux comme êtres vivants à part entière semble gagner du terrain auprès de réels fanatiques de matières animales. Ces nouvelles perspectives annoncent une envie de consommer mieux, et engage l’espoir d’une meilleure gestion de l’éthique dans la mode.

 

Dans la même veine, on pourrait imaginer un abandon progressif du cuir animal, à l’instar de Stella McCartney, qui l’a abandonnée quelques années plus tôt. Plus commode dans la mode, notamment en matières d’accessoires, il semble pourtant difficile d’imaginer renoncer à une matière si banale que le cuir.

 

En tout cas, l’adoption ascendante de fourrure synthétique ouvre de nouvelles portes à des alternatives conscientes de préceptes moraux devenus incontournables.    

manteau en fausse fourrure